Que faire ? Plus simple et efficace qu’on essaie de vous le faire croire. N’écoutez pas ceux qui veulent vous décourager. Mais ne prenez pas non plus des risques graves.

Passez à l’action                                                                                             fermer la fenêtre

Vous n’avez pas le choix

Quels risques pour les profs ?

Que faire si vous êtes puni(e)s ?

Quels risques pour votre futur métier ? Y a-t-il des « listes noires » ?

N’est-ce pas scandaleux de responsabiliser des enfants plutôt que des adultes ?

 

Préambule.

Pour que votre environnement futur soit le moins foutu possible, soyez spécialement attentif(ve)s à ces deux cours : les sciences – pour savoir ce qu’il faut revendiquer – et le droit (qui va souvent ensemble avec l’économie) – pour savoir comment le revendiquer. Pour votre développement personnel, les autres branches restent bien sûr très utiles aussi.

 

Vous ne disposez pas des mêmes moyens qu’Al Qaïda, inutile de vouloir détruire Philip Morris. Mais vous disposez d’une méthode certes plus lente, mais efficace quand même, non-violente et sans danger pour vous-mêmes, aboutissant à mettre une fin à ses activités criminelles et menaçantes pour vous-mêmes et surtout pour vos propres (futurs) enfants.

 

Tout d’abord, renseignez-vous bien sur la déforestation tropicale par les cigarettiers, ses effets sur vous et ses causes , et sur l’exploitation du travail forcé des enfants par les cigarettiers, en parcourant ce site, mais aussi ceux de la « Fondation pour l’éducation au développement » (FED, Lausanne), de la Déclaration de Berne, du WWF, de l'Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT), surtout ses pages consacrées à l’école. Mettez aussi simplement dans google « tabac déforestation » ou « tabac travail forcé enfants » et vous aurez des milliers de pages web complémentaires.

 

Passez à l’action

Ecrivez à Anne-Catherine Lyon et à n’importe quels hauts fonctionnaires du DFJ (www.dfj.vd.ch, volet « organisation ») une lettre (ou courrier électronique) ; lien pour une proposition de modèle de lettre. Ecrivez-en aussi une à Raymond Pantet, directeur de chez Philip Morris (modèle proposé).

Mais le mieux est de demander à vos parents d’écrire de telles lettres à votre place, s’ils sont d’accord. Puis exigez de vos enseignants qu’ils écrivent à Anne-Catherine Lyon une lettre signature pour qu’elle et les autre membres du gouvernement vaudois ordonnent immédiatement l’arrêt des travaux d’agrandissement de Philip Morris à Lausanne, ou si ces travaux sont déjà terminés, l’interdiction d’utiliser les nouvelles installations, aussi longtemps que les preuves de ce qui suit n’aura pas été données :

o                                        L’arrêt total et définitif de l’exploitation du travail forcé des enfants en rapport avec le tabac (ici : récolte et séchage) ;

o                                        Plus un seul arbre tropical abattu pour cause de culture ou séchage du tabac ;

o                                        Plus aucune atteinte à la fertilité des sols pour cause de culture ou séchage du tabac ;

o                                        Plus aucune pub pour le tabac ciblant les enfants où cette pub est interdite (Suisse, Indes...).

Donnez un délai de 2 semaines à vos profs. La classe doit être absolument unie. Pendant ce temps, soyez des élèves impeccables, pas le moindre oubli, pas la moindre petite faute. Puis exigez la preuve de la lettre et de son envoi. Si vous ne l’obtenez pas, faites ceci. Au début du cours, restez totalement silencieux(ses). Ne sortez aucune de vos affaires. Au bout de 2 ou 3 minutes, sortez chacun(e) une simple feuille A4 avec ceci en grand :

 

Enfants exploités à libérer, forêt tropicale à sauver

Nous voulons un(e) prof digne

 

Faites-le à tous les débuts de cours. 5 minutes, pas toute la période, ce serait traité en cours courbé ou en grève (la grève est interdite aux élèves, pas aux profs). Vous voulez un(e) prof digne, vous devez l’être encore plus que lui/elle. Les profs ne bougeront que si vous les y poussiez, mais vous ne pourrez pas grand-chose sans leur amitié et leur soutien. Soyez donc des élèves impeccables.

Exigez ensuite que l’établissement entier se mette en grève – les profs y ont droit - jusqu’à ce que ces objectifs soient atteints. Ça doit être un vrai projet d’établissement. Si des profs vous disent que ça sert à rien, que Philip Morris est trop puissante, ne les croyez pas.

De toute façon vous n’avez pas le choix. Si vous ne voulez pas laisser se détruire l’environnement que vous hériterez de nous, si vous ne voulez pas être accusé(e)s par vos propres enfants et petits-enfants d’être des salauds avec eux, vous devez agir vraiment pour une fin immédiate à la déforestation tropicale et à tous les autres comportements menaçant les générations futures. Par exemples les comportements criminels et destructeurs de Philip Morris.

 

Vos profs risquent-ils quelque chose ?

Non, absolument rien s’ils sont diplômés et écrivent à plusieurs. (Si un prof est seul à écrire la lettre et n’a pas encore son diplôme de la HEP, il sera viré). Trop peu nombreux, ils peuvent être l’objet de menaces s’ils enseignent ou habitent à Lausanne. (Cela m’est arrivé.) Mais moi, je trouve qu’il vaut mieux subir ces menaces que d’être lâche vis-à-vis de vous, les élèves.

 

Que faut-il faire si vous êtes puni(e)s ?

Normalement cela ne devrait pas arriver ; mais ne sait-on jamais. Si le prof qui lit à chaque fois votre « nous voulons… » vous punit collectivement, ne faites pas la punition. S’il punit un seul (ou deux…) pour « isoler le(s) meneur(s) », faites tou(te)s la punition. Si l’un de vous (ou deux…) a des heures d’arrêt, présentez-vous tou(te)s aux heures d’arrêt. Dans tous les cas, vous devez rester absolument dignes. Pas une seule petite impolitesse. Sinon toute votre action est fichue par terre. Il vous faudra peut-être de la patience, subir des tracasseries quelques semaines durant. Mais si vous restez absolument dignes jusqu’au bout, vous gagnerez.

Pour davantage de sécurité, adressez-vous au Centre d’action non-violente à Lausanne (www.non-violence.ch). Ce centre a formé une personne, Frédérique Rebetez, qui travaille à la HEP dans le domaine de la résolution non-violente de conflits. Il est donc reconnu par l’École vaudoise elle-même. Demandez conseil aux gens de ce centre, exposez-leur votre projet (info@non-violence.ch).

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Quels risques pour votre futur métier ? Y a-t-il des « listes noires » ?

Oui, je le suppose. L’action n’est pas impossible, mais des règles de prudence s’imposent :

Si vous êtes très nombreux à participer à l’action collective (« prof digne »), les risques sont très faibles. Cependant si vous fréquentez la voie secondaire à options (VSO), soyez les plus collectifs possibles. N’agissez que si toute la classe participe.

Pour les risques d’écrire aux politiciens, fonctionnaires du DFJ, etc. ou à Raymond Pantet :

-          Si vous avez l’intention d’aller à l’Université, vous ne risquez pas grand-chose. J’ai moi-même fait un complément d’études à l’UNIL (Université de Lausanne) de 2 ans pendant ma 1ère opposition à Philip Morris. Je n’ai pas eu d’ennui de l’UNIL. Par contre inutile de vous inscrire à la HEP vaudoise.

-          Si vous avez l’intention de faire un apprentissage ou une formation élémentaire, je suppose les risques plus importants d’avoir des difficultés à trouver un employeur. Par prudence, présentez des bulletins de notes affichant pour la 8e et la 9e année une moyenne générale d’au moins 5 sur 6 pour les branches générales. Si vous êtes en VSO, en classe ressource ou au Cycle de transition, n’écrivez rien en votre nom personnel. Demandez à une tante ou un oncle par alliance (qui ne porte pas le même nom de famille que vous) de le faire.

Pour supposer l’existence de risques, je me base sur le fait que la direction des écoles de Lausanne (plus exactement Gérard Dyens) à tenté une vengeance sur l’un de mes enfants alors âgé de 14 ans. Deux autres vengeances sur lui par d’autres personnes ont suivi.

En résumé, votre choix est terrible ; vous en faites : - pas assez, les générations suivantes vous en voudront. – trop, vous risquez votre futur métier. Vous avez ainsi de quoi haïr ma génération.

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N’est-ce pas scandaleux de responsabiliser des enfants plutôt que des adultes ?

Oui. Pendant 10 ans j’ai cherché à sensibiliser les adultes, du moins les plus concernés.

Les médecins ont protesté contre la pollution par le trafic routier, les alcopops, la pub pour aliments rendant obèse. Mais rien contre Philip Morris : pas « politiquement correct », je cite l’adjoint du médecin cantonal vaudois (phrase orale) François Méan (depuis à la retraite). Et pourtant le tabac tue davantage que la pollution, l’alcool, l’obésité, les overdoses et les accidents de la route réunis.

Aucune des associations antitabac n’a combattu l’agrandissement de Philip Morris.

Aucune association tiers-mondiste n’a combattu l’agrandissement de Philip Morris. Ce que tous les collaborateurs des Magasins du Monde (MdM) de toute la Suisse font en une heure, Philip Morris l’annule en 0,4 secondes. (Chiffre d’affaires des MdM : 105 millions, de Philip Morris 736 milliards, point 2 du texte d’Alain Hubler)

Sur la Photo de la honte (ci-dessous), les écolos Daniel Brélaz (tout à gauche), syndic de Lausanne, et François Marthaler (tout à droite), conseiller d’État vaudois, offrent un sourire épanoui à la pose de la première pierre de l’agrandissement de Philip Morris. Seuls l’ATE (Association transport et environnement) et quelques écolos y ont fait une timide opposition, mais ils se sont très vite tous dégonflés.

Enfin, l’un des plus hauts responsables de l’éducation vaudoise, Daniel Christen, me dit, droit dans les yeux : « Vous avez attaqué Philip Morris. Donc vous avez attaqué l’État, ville comme canton, car l’État veut absolument la prospérité de cette entreprise ».

Tout ceci vous montre que les adultes de ce canton ne combattront les crimes contre l’humanité commis depuis leur territoire cantonal par Philip Morris que si vous, les enfants, les ados, les jeunes, les élèves, vous les y forcez. C’est dégueulasse pour vous et gâche votre jeunesse, mais c’est comme ça, et à défaut de vous être davantage utile, je vous dois au moins la vérité.

 

Légende de la photo de la honte (de gauche à droite)

Daniel Brélaz, Michel Vernaz, directeur général des services à PM, Doris Cohen-Dumani, Silvia Zamora, Georges Diserens, de Philip Morris, François Marthaler.

 

Lors des évènements immortalisés par cette photographie de juin 2004, l’inauguration du chantier de l’extension de Philip Morris, il n’y a eu aucune rupture de collégialité (= ne pas être d’accord, et le faire savoir publiquement) de la part d’Anne-Catherine Lyon ni de Pierre-Yves Maillard ni, bien sûr, de François Marthaler.

 

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