Prénom Nom                                                                      Localité, le xx.xx.xxxx

Rue n°

1xxx Localité

 

 

 

Madame Anne-Catherine Lyon

Cheffe du Département de la formation et de la Jeunesse (DFJ)

Barre 8

1014 Lausanne

 

 

 

Madame la Conseillère d’État,

 

J’ai appris par le Monde diplomatique de juillet 2002 que la société Philip Morris exploite le travail forcé d’enfants, en Afrique. J’ai vu les conditions de travail de ces enfants par la lecture du livre « Tini – José – Shabbir – travailleurs à 10 ans ».

 

J’ai aussi appris par le texte d’Alain Hubler, conseiller communal lausannois, du 24 octobre 2004 que Philip Morris détruit la forêt tropicale pour sécher le tabac. 2 hectares de forêt pour sécher un hectare de tabac. Toute l’industrie du tabac détruit 2'000 km2 de forêt  par année. Philip Morris, c’est le tiers du commerce mondiale du tabac. Donc je suppose qu’elle détruit 666 km2 de forêt par année.

 

À l’école on nous apprend que la destruction de la forêt tropicale est très grave pour notre planète. Ça jette des millions de tonnes de gaz carbonique dans l’air, c’est un gaz à effet de serre qui réchauffe le climat, ça fait des catastrophes comme à la Nouvelle Orléans, ça fait monter le niveau des océans, beaucoup de gens ne peuvent plus se nourrir si la forêt est détruite, ça ne retient plus les eaux, ça fait des glissements de terrain, ça provoque l’érosion. Bref c’est dangereux pour mes futurs enfants et petits-enfants et pour les générations futures, surtout en Afrique et dans les pays chauds. Et ça tue déjà maintenant des dizaines de milliers de gens. À l’école, on nous demande de respecter les générations futures et l’environnement que nous leur laisserons.

 

Ce qui arrive aux enfants dans « Tini », c’est trop cruel. Philip Morris est très riche, elle peut très bien faire des cigarettes sans faire travailler les enfants comme ça. Je demande que vous et les autres Conseillers d’État exigiez de Philip Morris la fin de l’exploitation du travail forcé d’enfants, la fin de la destruction de la forêt tropicale, et qu’elle vous donne la preuve qu’elle a arrêté tout cela. Si elle ne vous la donne pas, j’exige que les travaux de l’agrandissement de Philip Morris soient arrêtés, ou s’ils sont déjà terminés, qu’il lui soit interdit d’utiliser les nouveaux bâtiments, parkings, etc.

 

Je vous prie de croire, Madame la Conseillère d’État, en mes sentiments distingués.

 

 

 

 

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