Elèves de la VSO qui rêvez d’un métier de la mécanique automobile, votre passion aurait pu être conciliable avec la protection de l’environnement si les profs et les adultes en général ne se fichaient pas de vous.

Les fausses solutions : les biocarburants….

La fin du pétrole

La seule solution. Mais à utiliser quand même avec modération

Vos profs et les adultes en général auraient-ils pu obtenir des constructeurs d’automobiles qu’ils passent plus vite à une voiture à hydrogène performante ?

Lobbies du pétrole et de l’automobiles : déforestation tropicales, travail forcé d’enfants…

 

Meurtres illégaux et immoraux.

La pollution de l’air par le trafic routier tue de 900 à 2100 personnes chaque année en Suisse – ça varie selon les sources (900 personnes tuées par la pollution du trafic routier, c’est le chiffre avancé par une étude internationale de juin 2000, 2100 décès, c’est celui du Conseiller fédéral Moritz Leuenberger. Il y a encore des chiffres entre les deux). La plupart de tous les trajets effectués en Suisses en voiture ou moto sont le fait de pendulaires ne transportant qu’eux-mêmes sur moins de 15 km, une distance parfaitement cyclable (= faisable à vélo). En plus, la pollution de l’environnement par le trafic routier a doublé les maladies des voies respiratoires chez les jeunes enfants, provoque le réchauffement climatique par les gaz à effet de serre, et le nombre de voitures provoque le bétonnage des sols, les rendant étanches, ce qui provoque des inondations, l’eau ne pouvant plus s’infiltrer dans le sol. La loi suisse, en cela semblable à celles de nombreux pays, n’autorise le meurtre d’humains que dans les deux stricts cas de la légitime défense (art. 33 CPS) et de l’état de nécessité (art. 34 CPS). Bien sûr, les chauffeurs de taxi, de véhicules d’urgences, de voitures de livraison, de tracteurs agricoles, de machines de chantier, les personnes âgées et handicapées ne peuvent pas ne pas polluer, ils satisfont aux exigences des art. 33 et 34 CPS, mais ce n’est pas le cas de l’immense majorité des adultes dont l’immense majorité de vos profs.

 

Les fausses solutions : les biocarburants…. Forêt de l’Amazonie sacrifiée aussi… pour la Fesse

La Terre pourrait nourrir tous les humains qui l’habitent si il y avait davantage de justice. Mais pour ces deux rôles :

-                  la production de nourriture (surfaces agricoles terrestre, zones de pêche ou de pisciculture) ;

-                   la sauvegarde de la nature et de la vie sauvage ;

l’écosystème de la surface de la Terre est absolument irremplaçable et indispensable. Et pourtant la surface de nature sauvage et agricole diminue (avance du désert, désertification) et il y a surpêche (disparition de poissons ou autres produits de la mer).

L’écosystème de la surface de la Terre ne doit absolument pas être gaspillé en production de carburant pour voitures et autres véhicules à moteur.

 

La fin du pétrole

Sentant la fin du pétrole arriver, le Brésil se lance dans la culture de la canne à sucre. Pas pour du sucre de canne, mais pour de l’éthanol produit par la canne, le biocarburant sensé remplacer le pétrole, et qui pollue moins que celui-ci. Conséquences : on déboise à fond la forêt amazonienne pour y cultiver la canne à sucre en monoculture pendant quelques années, puis c’est le désert. Car les sols forestiers tropicaux ne supportent pas les monocultures, c’est comme pour le tabac. Le tout : un gigantesque désastre. Le Brésil veut exporter son éthanol, le gouvernement suisse est d’accord de l’importer, peut-être même sans taxe (?). Bientôt plus de pétrole ? Alors on va détruire la vitale Amazonie pour que vos profs entre autres puissent venir vous donner leurs cours sans qu’ils doivent consommer une seule des milliers de calories stockées inutilement, bêtement et inesthétiquement dans leurs fesses qu’ils cherchent ensuite en vain à faire maigrir. Bravo ! Et ils vous diront, comme il se doit, que la forêt amazonienne doit absolument être conservée et sauvée, comme toutes les forêts tropicales en général. Bonjour la contradiction…

Seul le biocarburant issu de la récupération de l’huile de friture ou d’autres déchets, ainsi que le biogaz sont des vrais biocarburants dignes d’être soutenus.

Le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger…

… annonce un ambitieux programme de passage…

… à l’hydrogène pour les voiture.

On ne leur sacrifie pas de nouvelle surface. En quantité, ça représente cependant très, très peu de chose.

http://www.planete-urgence.org/planete-info/article.php?ID=414

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_891_causes_solutions_deforestation.php

 

La seule solution. Mais à utiliser quand même avec modération.

Mes élèves de sciences option à Chanel (Morges, année 2004-05) ont eu la chance de voir l’émission « Territoire 21 » consacrée aux voitures à piles à combustible. Grâce au gouverneur et ex-acteur Arnold Schwarzenegger, il existe en Californie un réseau de distribution d’hydrogène. Ces voitures, qui fonctionnent à l’électricité, utilisent ce gaz pour générer leur courant électrique au moyen de piles à hydrogène, ou piles à combustible. Reste le délicat problème de la production de l’hydrogène. Que « Schwarzi » reconnaît n’être pas encore résolu.

Production d’électricité par une pile à combustible (ou à hydrogène) ; seul «déchet» : de la vapeur d’eau

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L’hydrogène (H2, bleu) du réservoir rejoint l’oxygène pompé depuis l’air. Mais les noyaux et les électrons

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(rouges) prennent des chemins différents (3 et 4). Les électrons sont l’électricité. Ce modèle de voiture a deux réservoirs (en gris, à l’arrière), la pile est en orange, avec sa prise d’air, le moteur est en gris entre les roues avant. La vapeur d’eau (H2O) s’échappe en haut à droite de l’image 7. Il faut 2 atomes d’hydrogène et un d’oxygène pour une molécule d’eau.

La seule vraie solution pour produire cet hydrogène. Il faut que des milliers de panneaux solaires ou fours solaires produisent de l’électricité dans les zones côtières désertiques, donc très ensoleillées (Arabie Saoudite, Egypte, Lybie, Californie mexicaine, côte ouest du Sahara…). Cette énergie pompera l’eau de mer, la dessalera peut-être (en partie) et la divisera en ses deux composants, l’oxygène (simplement évacué dans l’atmosphère) et l’hydrogène. Celui-ci sera ensuite envoyé aux divers lieux de la planète comme l’est maintenant le gaz naturel par les gazoducs.

Actuellement, le niveau des mers et océans monte, à cause du réchauffement climatique (dilatation de l’eau). Pomper l’eau des mers sera donc bénéfique. Mais il ne faudra pas en abuser et baisser le niveau. En plus nous ne connaissons pas les effets sur l’environnement d’une multiplication des panneaux solaires. Par suite la seule utilisation durable de la voiture est celle d’une voiture fonctionnant à l’hydrogène en pile à combustible liée à la pratique du vélo utilitaire pour tous les trajets pendulaires inférieurs ou égaux à 20 kilomètres (40 kilomètres par jour).

À éviter absolument : produire de l’hydrogène à partir du pétrole – ça pollue autant que les voitures actuelles ou presque – ou à partir de l’eau des fleuves et des rivières : Considérez les catastrophes écologiques déjà réalisées comme la disparition de la mer d’Aral et du lac Tchad parce qu’on a trop pompé l’eau des fleuves et rivières qui les alimentent.

En plus il n’y a plus assez d’eau douce et potable, trop d’humains (env. 800 millions) en sont privés.

« Schwarzi » prévoit l’augmentation des stations d’hydrogène en Californie.       

Vos profs et les adultes en général auraient-ils pu obtenir des constructeurs d’automobiles qu’ils passent plus vite à une voiture à hydrogène performante ?

Oui. Par le boycott, soit le refus d’acheter un produit par un grand nombre de gens. L’Histoire a beaucoup d’exemples de boycotts réussis de produits par les consommateurs parce que ceux-ci voulaient un changement. Martin Luther King, pasteur aux USA, obtint des habitants Noirs de Montgomery qu’ils boycottent les transports publics de cette ville jusqu’à ce que la ségrégation raciale (compartiments confortables pour les Blancs, compartiments inconfortables pour les Noirs) soit supprimée. Elle fut alors supprimée. Les Américains, sous l’impulsion de Cesar Chavez, boycottèrent les salades de Californie jusqu’à ce que les travailleurs émigrés mexicains soient payés correctement. Les produits sud-africains furent boycottés jusqu’à la fin de l’apartheid.

 

Le respect qu’on vous doit ainsi qu’à vos futurs enfants comme générations futures auraient dû forcer tous les adultes, profs et éducateurs en premier, à exiger, au besoin à l’aide d’un boycott, que les voitures passent toutes et rapidement à l’hydrogène. Pas seulement en Suisse, bien sûr. Si je suis seul à faire ce boycott, ça ne va pas changer quoique ce soit.

 

Cela devient urgent : le pétrole n’est pas infini. Or il reste absolument irremplaçable pour la création de beaucoup de matières et d’objets spécialisés. Cela va rester ainsi sauf si la technique permet une découverte vraiment révolutionnaire. Par suite, la grossière consommation de pétrole là où notre énergie corporelle à vélo est plus efficace que lui à cause de l’encombrement des routes est un gaspillage aussi pervers qu’idiot. En plus, il mène à l’obésité. Les adultes, surtout les scolaires, vous en adressent des mises en garde, mais ils ne prêchent pas par l’exemple. Dans ce domaine, les autorités scolaires d’Aubonne ont battu le record du monde de l’hypocrisie.

 

La majorité des multinationales du pétrole et de la voiture se conduisent très mal dans les pays pauvres, exploitant le travail forcé d’enfants ou adultes esclaves, détruisant la forêt tropicale et tuant les gens dépendant de la forêt tropicale, tout comme le fait Philip Morris. Mais ça, les autorités politiques, judiciaires et scolaires, surtout celles d’Aubonne, s’en fichent absolument.

 

Pour le vérifier, il suffit de mettre dans un moteur de recherche sur le web le nom d’une multinationale du pétrole ou de la voiture suivi de « déforestation » ou « travail forcé ». Par exemple « Volkswagen déforestation » conduit entre beaucoup d’autres à cette édifiante page http://www.mosaique.levillage.org/miroirs/amazonie.htm où l’on parle aussi d’ouvriers exploités à la limite de l’esclavage. « Mitsubishi déforestation » amène entre beaucoup d’autres à ce fichier du célèbre Bruno Manser http://www.bmf.ch/letters/pdf/f_9605.pdf, fichier qui mentionne Mitsubishi comme destructeur de forêt tropicale sur l’île de Bornéo (Province du Sarawak, page 8). C’est encore pire avec les compagnies pétrolières. Shell au Nigeria, BP en Birmanie…

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=99940

http://www.globenet.org/ifi/rub_campagne.php3?id_rubrique=28

http://www.enfants-soleil.org/Chap_Idees/forets.htm

Voici ce qu’on trouve sur la page de globenet venant d’être citée :

Droits humains, environnement : alerte maximale !

Aggravation des conflits, renforcement des régimes autoritaires, violation des droits humains, déplacement de population, corruption, dégradation de la santé, déstabilisation des structures sociales, épuisement des ressources, déforestation, pollution de l'eau et de l'air, destruction de la biodiversité, changement climatique... tels sont souvent les retombées du développement des industries extractives(*). Ces bouleversements sociaux, économiques ou écologiques, occasionnés par nombre de projets miniers, pétroliers ou gaziers financés par la Banque mondiale ne donnent lieu qu'à des compensations dérisoires pour les populations.

Nigeria

En 1992, la Banque mondiale a financé un projet d'exploitation pétrolière dans le delta du Niger impliquant la société Shell. Opposées à la destruction de leur habitat naturel, les populations paupérisées ont été violemment réprimées par la police nigériane, et leur leader, Ken Saro-Wiwa, sommairement exécuté. En 1997, on dénombrait 2 000 morts et 30 000 personnes déplacées, du fait d'une intensification de l'activité pétrolière ayant profité essentiellement aux sociétés étrangères et au gouvernement de l'époque. Ce qui n'empêche pas Shell, avec le concours de la Société financière internationale (SFI), de poursuivre en toute quiétude ses investissements dans le delta en se vantant de son action en faveur des populations(**). L'appui de la SFI en 2001 a contribué à accroître l'activité pétrolière, entraînant une dégradation accélérée de l'environnement et une chute des rendements agricoles.  

(*) sociétés qui extraient du sol le pétrole, le gaz, le charbon, les minerais…

(**) Shell fait beaucoup de pub à ce sujet. Grâce entre autres à une fondation. Elle a déjà réussi à « rouler » pas mal de gens y compris des écolos…

 

Et voici ce qu’on trouve sur la page de novethic venant d’être citée :

Un environnement dévasté

Après presque de 60 ans d’exploitation pétrolière, la pollution causée par les fuites d’oléoducs ou émises par les torchères de gaz brûlé à ciel ouvert est omniprésente dans le delta du Niger. Elle rend les champs infertiles, l’eau impropre à la consommation, tend à favoriser la propagation d’épidémies et la formation de maladies respiratoires ou de cancers. La fréquence des fuites dans certains secteurs a notamment conduit à la disparition complète de toute espèce de poisson, incapable de vivre dans une eau perpétuellement saumâtre. Pour les organisations écologistes, ces dégradations sont la conséquence du mépris longtemps montré par les groupes pétroliers au Nigeria pour l’environnement. Elles en veulent pour preuve la poursuite extensive du torchage de gaz alors que la pratique a été formellement interdite voici plus de 25 ans. Une pratique qui contribuerait selon les Amis de la Terre à 49 morts prématurées par an et à plus de 120 000 crises d’asthme. "Aucune compensation financière ne peut rembourser les dégâts causés par Shell dans la région," considère Bukhari Bello, un représentant de la Commission nigériane des droits de l'homme, faisant référence à la pollution causée dans la province de Bayelsa.

Dans le delta du Niger, le pétrole a suscité beaucoup d’espoirs et causé de grandes déceptions. Fautes d’emplois et de compensations, il est peu probable que les membres les plus extrémistes de certaines communautés se décident à rendre les armes dans un avenir proche.

 

 

Tout ça, ce n’est pas joli, joli…